Cycle Aride
Douze mille six cent soixante douze cloches qui retentissent.
Et un muezzin au petit matin.
Douze mille six cent soixante douze cloches qui retentissent.
Et une abeille qui zigzague dans mon esprit.
Douze mille six cent soixante douze cloches qui retentissent.
Et un sanglier qui surgit à vitesse v = …
Douze mille six cent soixante douze cloches qui retentissent.
Et le Palmier-Créateur qui s’élève au dessus d’une plaque de sel.
Douze mille six cent soixante douze cloches qui retentissent.
Et le Palmier-Créateur me dit :
« Ne te prosterne pas,
Ne m’adore pas,
Ne me considère pas. »
Douze mille six cent soixante douze cloches qui retentissent.
J’ignore le Palmier-Créateur et continue ma route.
Douze mille six cent soixante douze cloches qui retentissent.
Et le Scorpion-Vie, sur une dune, scrute le Monde de ses yeux clos.
Douze mille six cent soixante douze cloches qui retentissent
Et le Scorpion-Vie me dit :
« Prends la couleur du sable afin que je te voies. »
Douze mille six cent soixante douze cloches qui retentissent.
Je m’extirpe de ma carapace,
Et Nu je m’allonge sur le sable.
Et le Scorpion-Vie me voit.
Douze mille six cent soixante douze cloches qui retentissent.
Douze mille six cent soixante douze cloches qui retentissent.
Et
« Toi qui est enfin NU
Accouples toi avec moi. »
Douze mille six cent soixante douze cloches qui retentissent.
Du sable je m’extirpe,
Et avec
Le Palmier-Créateur se prosterne devant Moi,
Le Scorpion-Vie ouvre ses yeux et s’aveugle,
Douze mille six cent soixante douze cloches qui retentissent.
Je ne me prosterne pas,
Je ne m’aveugle pas,
Je ne jouis pas.
Je suis enfin le Néant,
Je suis Dieu.

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